pré-Ordo Templi Orientis Theodor Reuss, 1906
Theodor Reuss Lingam-Yoni Partie 2
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Les Hindous comparent la « matrice » de l’univers, ainsi que la « matrice » du système solaire, à l’utérus féminin.
Ils écrivent : « La matrice de vos entrailles (utérus) est aussi vaste et aussi haute que le Meru ; ainsi, dans les eaux qui remplissaient ses grottes, dormaient déjà les futures mers puissantes, avec tous les continents, lacs, montagnes, planètes, étoiles, dieux, démons et humains. » En ce sens, le texte du Purana dit : « Aussi grand que le Meru. »
Et le Meru était leur amnios, et les autres montagnes leur chorion. « Comme l’œuf humain, l’œuf du monde est entouré de sept enveloppes. Et de même que le jaune (le futur embryon) est entouré d’albumine et de coquille, l’être humain est entouré de l’œuf aurique, qui enveloppe l’aura tant qu’il vit. Les enseignements secrets de l’ancienne Akkadie, puis ceux des Chaldéens, et encore aujourd’hui ceux des sages de l’Inde, fournissent l’analyse suivante de l’œuf humain et de ses sept composantes : »
- Embryon ;
- Liquide amniotique, qui entoure immédiatement l’embryon et émane de lui ;
- Amnios, enveloppe interne du fœtus qui contient ce liquide ;
- Cordon ombilical qui nourrit l’embryon ;
- Allantoïde, sorte de sac protecteur, qui se relie plus tard au placenta ;
- Espace aérien dans l’albumine, liquide situé entre l’amnios et le chorion ;
- Chorion, ou enveloppe séreuse externe. Ces sept enveloppes ou sphères correspondent à sept étapes de la naissance d’un cosmos.
La doctrine secrète ésotérique des rosicruciens, des francs-maçons du Temple et des occultistes indiens dit : le corps aurique ne devrait jamais être nommé. Les pensées l’affectent. Il faut donc le garder « secret », « saint ». À la mort, il assimile l’esprit de Dieu (Buddhi et Manas) et devient le porteur des sept principes spirituels ; avec le plein rayonnement de l’Atma, l’être le plus élevé, agissant sur lui-même, il s’élève dans l’au-delà spirituel (stade dévachanique = monde de la pensée). C’est l’enveloppe et l’essence spirituelles qui accompagnent chaque personnalité à travers cette vie terrestre. L’adepte forme le corps astral à partir du corps aurique. L’aura est toujours à l’extérieur du corps terrestre et demeure toujours illuminée par l’étincelle divine, c’est-à-dire reliée à elle. L’alter ego, le Linga-Sharira, se trouve dans l’enveloppe physique.
Cela vaut également pour ce que l’on appelle les sept hiérarchies des anges créateurs (qui créent et confèrent la puissance du Lingam-Yoni), les anges, les esprits planétaires, etc. — les « Roues ».
De là, le chercheur et l’élève du vrai Chela doit apprendre qu’il ne doit jamais se soumettre à un pouvoir hypnotique étranger, mais qu’il ne peut se mouvoir que par lui-même, par sa propre volonté purifiée dans l’état de transe, de dévotion et d’union avec le principe le plus élevé, l’A.BA.W.
Cette union est le Samadhi, elle est « Aindi Saefac », elle est « Lingam-Yoni ».
© Th. Reuss 1906/1992/2007
Traduit par Fr. A.T.A., 2020.
En allemand : Teil II.
Ed. : Le premier volume de Theodor Reuss a été republié à Munich en 1983 par Friedrich-Wilhelm Haack (1935-1991).
Deutsche Vollversion:
Theodor Reuss: Lingam-Yoni oder Die Mysterien des Geschlechts-Kultus (1906).
English Introduction: Lingam-Yoni (1906).
Traduction française de l’introduction : Lingam-Yoni ou Les Mystères du Culte du Sexe.
Deutsch: Lingam-Yoni, Teil II.
En français : Lingam-Yoni — Partie 2.
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